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Interview

Interview sur l’Iran


Antoine Sfeir, vous nous emmenez en voyage culturel en Iran du 2 au 13 novembre 2010, pourquoi avoir choisi cette destination ?

Pour plusieurs raisons, l’Iran est avant tout un pays magique du point de vue de la beauté de ses mosquées, de la beauté de ses sites comme Persépolis, la mosquée d’Ispahan ou encore la petite mosquée de Sheikh Lotfollah. Tout cela fait que l’Iran est attractive avec la ville de Yazd, cette ville du désert qui montre l’autre aspect de l’Iran et de la Perse.

La deuxième raison est qu’aujourd’hui l’Iran est diabolisé et qu’il importe de montrer à nos compatriotes à quel point les iraniens sont totalement différents de ce que l’on nous montre à la télévision. Le peuple iranien est autre que son gouvernement et son pouvoir éclatés qui par ses exagérations, par ses surenchères donnent une très mauvaise image de l’Iran.

Et enfin pour montrer a quel point le Chiisme iranien est beaucoup plus proche de notre christianisme, du judaïsme, que les autres religions notamment le Sunnisme.

 

Pour beaucoup de personnes l’Iran est effectivement un pays qui fait rêver, mais l’actualité vue de France est assez, comme vous le disiez, diabolisé. Est-ce que ce voyage ne présente pas quelques risques compte tenu du contexte géopolitique actuel ?

Aucun ! Nous sommes reçus comme des gens qui aimons le peuple iranien. Il est très probable que nous soyons surveillés, mais il y a le respect de l’autre et puis il y a la bonne appréciation que nous faisons du fait que nous fassions l’effort de venir jusqu’à eux.

Croyez moi, les jeunes, les moins jeunes n’hésitent pas à nous interpeller dans la rue pour nous poser des questions, nous parler, nous dire tout simplement : l’Iran n’est pas ce que l’on nous montre à la télévision !

 


Vous nous avez réservé pour ce voyage exceptionnel quelques rencontres inédites. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Nous rencontrerons tout d’abord des Ayatollahs. Même si ils sont appelés à disparaitre du paysage politique, les Ayatollahs représentent aujourd’hui une sorte de charnière autour de laquelle s’articule la société iranienne...Ils répondront à toutes nos questions.

Ensuite, nous rencontrerons un représentant du pouvoir comme le ministre des affaires étrangères chargé de l’Europe qui nous parlera des relations difficiles avec l’Europe.

Et puis, nous serons également reçus par les expatriés français qui travaillent en Iran, chez Renaud, chez Peugeot-Citroën, des personnes qui travaillent à l’ambassade, ou encore des jeunes étudiants.
L’ambassadeur, si son emploi du temps le permet, nous recevra avec son conseiller économique pour nous exposer sa vision de l’Iran...

 

Enfin, pouvez-vous nous dire en quoi ce déplacement en Iran, vers cette culture Perse, peut nous aider dans la compréhension de ce qui se vit au Proche Orient ?

Pour la simple raison que l’Iran est devenu aujourd’hui incontournable. On a l’habitude de dire au proche Orient que la guerre est impossible sans l’Egypte, la paix est impossible sans la Syrie. Nous devrions ajouter aujourd’hui sans la Syrie et l’Iran. Parce que l’Iran a développé une diplomatie contestataire qui en a fait aujourd’hui un acteur incontournable. Pour la première fois depuis le Xème siècle, l’empire Perse, a déplacé, a repoussé les frontières dans l’espace arabe.

Il n’est pas question à travers ce voyage d’apporter une caution au régime. C’est pour cela que lors de nos rencontres, nous dirons exactement ce que nous pensons et quelles sont nos conditions de citoyens français, républicains, face à ce que l’on peut appeler une théocratie.

 

Interview d’Antoine Sfeir - Juin 2010

 

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