Accompagnée de mules, dans l’un des lieux les plus sauvages et mystérieux de France, cette équipée sur les hauts plateaux du Vercors vous emmène au cœur d’une nature puissante et isolée. Vous cheminerez jour après jour dans la simplicité d’un mode de vie, sur cette terre qui vit des hommes entendre un appel intérieur pour la liberté au péril de leur vie, sur cette terre qui fut une importante base de la Résistance française.
Accompagnés d’Édouard Cortès (écrivain et voyageur) et de Constantin de Slizewicz (photo-reporter, écrivain, aventurier), vous débuterez cette traversée inédite par une ascension vers les majestueux hauts plateaux du Vercors, classés réserve naturelle nationale, bénéficiant d’un des plus hauts niveaux de protection de la biodiversité. Grand voyageur et témoin des chemins parcourus à pied, notamment de Paris à Jérusalem, Édouard Cortès apporte à cette aventure une profondeur particulière. Son expérience du dépouillement, de l’itinérance et de la rencontre fait de lui un accompagnateur idéal pour vivre pleinement cette traversée, à la fois physique et intérieure.
La beauté de cette itinérance, les regards croisés de ces deux témoins du monde et leurs récits d’engagement seront autant d’occasions de vous ressourcer et de susciter en vous de nouveaux élans vers une vie plus authentique. Voici une magnifique randonnée loin du quotidien, pour prendre de la hauteur, cheminer, et entendre ou ré-entendre cet appel intérieur qui vous fera vibrer.
Rendez-vous en début d’après-midi, à 14h, au parking de Beure, situé à proximité de la station du col du Rousset, dans le massif du Vercors. Ce parking est facilement accessible par la route depuis les communes environnantes du Diois. La fin du voyage aura également lieu au parking de Beure, point d’arrivée de la randonnée, en milieu d’après-midi le dernier jour
1 372 m → 1 655 m | +300 m | env. 3 h de marche
Rendez-vous à 14h au parking de Beure, près de la station du col du Rousset, point d’accès historique aux Hauts-Plateaux du Vercors. Ce secteur fut longtemps un axe de passage entre le Diois et le cœur du massif, utilisé par les bergers, puis par les résistants durant la Seconde Guerre mondiale.
Autour d’un café, temps de rencontre du groupe avant la répartition du matériel dans les sacs étanches, chargés ensuite sur les mules.
La marche débute en longeant les falaises dominant le Diois, falaises qui formèrent une véritable muraille naturelle. En 1944, cette configuration du relief joua un rôle stratégique, faisant du Vercors une forteresse naturelle choisie par la Résistance pour y établir des maquis.
Arrivée en milieu d’après-midi sur les alpages de Pré Peyret, vastes espaces d’estive exploités depuis le Moyen Âge. La cabane de Pré Peyret témoigne de cette vie pastorale ancienne, rythmée par les saisons et l’isolement.
Installation du premier bivouac, face à l’immensité des Hauts-Plateaux.
1 655 m → 1 622 m | +250 m / –350 m | env. 6 h de marche
Après le démontage du bivouac et le chargement des mules, la journée débute par une traversée hors sentier des Hauts-Plateaux du Vercors, en direction du sud-est. Ici s’étend l’un des espaces les plus sauvages et préservés de France : une vaste steppe d’altitude, faite de pelouses, de pins à crochets et de reliefs calcaires, où l’homme ne s’est jamais installé de manière permanente.
Ces territoires isolés furent en revanche, depuis des siècles, des terres de passage et d’estive pour les bergers et les troupeaux en transhumance. En chemin, nous longerons l’ancienne bergerie de Jasse Neuve, témoignage de cette vie pastorale rude et nomade, adaptée aux conditions exigeantes du plateau.
Au fil de la marche, le paysage s’ouvre progressivement, laissant apparaître l’une des silhouettes les plus célèbres des Alpes : le mont Aiguille, immense obélisque de pierre dressé au-dessus du Trièves, considéré comme l’une des sept merveilles du Dauphiné depuis le Moyen Âge.
Arrivée en fin d’après-midi sur les prairies de Chaumailloux, face au mont Aiguille. Installation du bivouac à proximité du monument aux morts des résistants du Vercors, lieu de mémoire particulièrement émouvant, rappelant que ces plateaux furent, en 1944, le théâtre de combats tragiques et héroïques.
Nuit en bivouac au cœur des Hauts-Plateaux.
1 622 m → 1 497 m | +450 m / –650 m | env. 6 h de marche
Après avoir quitté les prairies de Chaumailloux, nous prendrons la direction du nord-ouest en traversant l’immensité minérale des Hauts-Plateaux. L’itinéraire nous mènera vers la plaine de la Queyrie, vaste étendue d’altitude dominée par le Grand Veymont, point culminant du massif du Vercors.
Au cœur de cette plaine se dresse l’un des symboles du Vercors : le célèbre arbre taillé, un hêtre sculpté au XIX? siècle par un berger, dont la silhouette singulière est devenue l’un des emblèmes des Hauts-Plateaux. Non loin de là, les carrières romaines témoignent d’une activité bien plus ancienne encore : dès l’Antiquité, la pierre du Vercors était exploitée et acheminée jusqu’à Die pour la construction de monuments et d’édifices.
Nous passerons ensuite par le pas des Chatons, au pied du Grand Veymont, sommet majestueux qui domine tout le plateau du haut de ses 2 341 mètres et constitue un repère constant dans le paysage.
Arrivée en fin d’après-midi sur les alpages de Gerland, à proximité de la bergerie, où nous installerons notre bivouac pour la nuit, au cœur de ces paysages d’altitude parmi les plus sauvages du Vercors.
1 497 m → 1 372 m | +100 m / –150 m | env. 4 h de marche
Pour cette dernière journée, nous quitterons les alpages de Gerland en direction du nord afin de rejoindre progressivement le parking de Beure, point d’arrivée de notre itinérance.
L’itinéraire traverse tour à tour forêts d’altitude, clairières et prairies, offrant de magnifiques points de vue sur l’immensité des Hauts-Plateaux du Vercors parcourus les jours précédents. Cette dernière étape est l’occasion de mesurer l’isolement et la beauté de ce vaste espace naturel, longtemps resté à l’écart des grandes voies de communication et qui constitue aujourd’hui la plus grande réserve naturelle terrestre de France métropolitaine.
Arrivée en milieu d’après-midi, vers 16h, au parking de Beure, terme de notre traversée itinérante au cœur du Vercors.
Les paysages que vous allez parcourir figurent parmi les plus sauvages et les plus préservés du massif du Vercors. Cette itinérance vous entraîne au cœur d’un territoire de hauts plateaux, de vastes alpages et de reliefs puissants, façonné par la géologie, le pastoralisme et une histoire humaine marquante. Dès les premiers pas, la marche s’inscrit dans de grands espaces ouverts, où le regard porte loin et où le silence s’impose naturellement. Ces terres d’altitude, longtemps vouées à l’estive, furent aussi, durant la Seconde Guerre mondiale, un refuge et un lieu de passage pour les maquisards de la Résistance, profitant de l’isolement et de la rudesse du terrain.
Jour après jour, l’itinéraire alterne entre hêtraies profondes, vallées encaissées, gorges spectaculaires et plateaux balayés par le vent. Les chemins empruntés, parfois hors sentier, mènent à des cabanes isolées et à des alpages secrets, donnant le sentiment de traverser un territoire intact. Chaque soir, le bivouac s’installe dans des lieux choisis pour leur beauté et leur calme. Les nuits sous tente, en pleine nature, invitent à la contemplation et au partage, autour de repas préparés sur place avec des produits simples et de qualité. La traversée s’achève sur le plateau de Léoncel, marqué par la présence de l’abbaye cistercienne fondée au XIIe siècle. Cette arrivée offre une conclusion forte à ce cheminement, où nature, mémoire et intériorité se rencontrent au cœur de l’un des massifs les plus emblématiques de France.
Ce prix comprend
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Ce prix ne comprend pas
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À savoirCe séjour est d'un niveau moyen si vous êtes en bonne forme physique. Le terrain ne présente pas d’accidents ni de franchissement difficiles, même si plusieurs passages se feront hors sentier. L’itinérance en pleine nature implique néanmoins un confort moindre que si nous étions en gîte ou refuge.
Toutes les nuits de bivouac se feront sous des tentes spacieuses que nous fournissons – prévues pour deux personnes et on y tient debout –, ainsi que de confortables lits de camp ou bons matelas auto-gonflants. Notez que nous refusons de surcharger les animaux de bât : En plus de votre sac à la journée (gourde, vêtements de pluie...) vous devrez vous limiter à 5 kg d'affaires personnelles portées par les animaux. Vous devrez donc choisir soigneusement votre matériel, dans lequel il faudra inclure un sac de couchage (minimum 0° centigrade de température confort). Après la randonnée, à l'aide de votre accompagnateur, vous aurez à monter vos tentes et préparer votre coin pour dormir. Les dîners, petits-déjeuners et pique-niques seront préparés par votre accompagnateur et un guide – avec l'aide de ceux qui le souhaitent. En montagne, le temps peut rapidement changer du tout au tout. Une grande tente cuisine et salle à manger est prévue par les guides pour prendre le dîner en cas de vent fort ou de pluie. Paradoxe apparent : l'acceptation de ces contraintes – moins de confort moderne – nous permettra une plus grande liberté. Nous pourrons choisir nos lieux de bivouac, cheminer comme bon nous semble sans être attendu à un refuge, séjourner en pleine nature comme nous avons rarement la chance de le faire, sentir sur notre peau le soleil, le vent et la pluie, regarder les étoiles à loisir, vivre par nous-même en comptant uniquement sur nos deux jambes pour nous déplacer, et sur notre habileté naturelle pour faire presque tout ce qui, dans nos vies quotidiennes modernes, a été remplacé par des prothèses technologiques. |
Chambre individuelle Pas de possibilité de tente individuelle.
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Nuit 3 nuits en bivouac sous tente double
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NiveauSéjour de niveau moyen, accessible aux personnes en bonne condition physique. Les nuits se déroulent en bivouac sous des tentes spacieuses fournies, avec lits de camp et duvets confortables (jusqu’à -6°C). Afin de ne pas surcharger les mules, chaque participant devra limiter ses effets personnels à 3 kg (en plus du sac de journée). Les repas (petits-déjeuners, pique-niques et dîners) sont préparés par les guides. Une tente commune est prévue pour les repas en cas d’intempéries. Enfin, il n’y a pas de sanitaires : la toilette et les besoins se font en pleine nature, dans le respect de règles simples pour préserver l’environnement. |
Spiritualité Thèmes de réflexion quotidienne proposés.
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